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Un fil à la patte par l’association A tour de rôle

Samedi 31 janvier 20h30
et dimanche 1er février 15h30
Espace culturel Folard
Entrée libre – participation au chapeau
L’histoire
Dans le tourbillon du Paris mondain, Fernand Bois d’Enghien rêve de mariage respectable… à un détail près, il doit d’abord rompre avec sa maîtresse, la pétillante chanteuse Lucette Gautier. Mais la belle ne l’entend pas ainsi, et les choses se compliquent lorsqu’un général exotique et jaloux, une future belle-famille hystérique, l’ex-amant de Lucette, un clerc de notaire auteur-compositeur raté, et un notaire maladroit s’en mêlent.
Résultat : les portes claquent, les mensonges s’entremêlent, les cœurs s’emballent et une seule certitude — plus personne ne tient le fameux « fil à la patte » !
L’œuvre et son auteur
Georges Feydeau (1862–1921) : Maître incontesté du vaudeville, Feydeau est un observateur acerbe du couple, du mensonge et des conventions bourgeoises. Sa langue est musicale, son sens du rythme dramatique redoutable. Plus d’un siècle après, ses pièces continuent d’éclairer nos travers avec un humour féroce et une mécanique comique universelle.
Un fil à la patte (1894) : Entre rire, élégance et chaos, Feydeau orchestre, dans cette œuvre phare de son répertoire, la mécanique comique implacable du chaos amoureux. Une galerie de personnages hauts en couleur, portée par une écriture rigoureuse, court après l’amour, l’argent ou la respectabilité… et se prend les pieds « dans le fil » de ses propres désirs.
La mise en scène de Jaroslava Muzny :
Familière de Feydeau, Jaroslava Muzny a mis en scène en 2024 « Tailleur Pour Dames » qui a été présenté avec succès en 2024 et 2025 à Morières les Avignon et dans plusieurs festivals du Vaucluse, mais aussi en Tchéquie. Avec « Un fil à la Patte », elle fait de nouveau le pari d’un spectacle complet d’une fluidité jubilatoire. Le théâtre dialogue avec la musique, le chant et la danse qui ponctuent les scènes, soulignant les quiproquos, amplifiant le burlesque et rendant tellement plus visibles et tangibles l’énergie débordante et la folie des personnages.
La mécanique du Vaudeville est respectée avec précision et spontanéité, en rupture avec une simple « reconstitution ». Dans ce ballet d’illusions et de faux-semblants, c’est la modernité de Feydeau qui interpelle : la superficialité des relations, la peur du regard social, le besoin d’exister par le paraître. Ici, tout ne tient qu’à « un fil » entre apparence et vérité !
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